Visions III
Le goût de l’amer dans la gorge
sèche;
l’acidité des larmes où
trempe l’œil;
le perron envahi par les herbes
revêches :
tout se drape dans le noir, la froideur
et le deuil.
Désertés les lieux, ces
rires sonores.
Je n’entend plus guère le
galop des gosses.
Résonne le glas joué pour
les morts :
le signal attendu pour l’horrible
négoce.
Le fruit de son ventre, comme un fruit
trop mûr,
se scinde en deux parts, mais qui
prendra le noyau ?
l’ami-amant-ennemi est au
pied du mur :
il hérite, irrité, de
l’opprobre, l’idiot…
écrit en août 2005, sinistre été où l'ouragan Catherine m'a dévasté...
Par jeanda, Vendredi 5 Octobre 2007 à 17:17 GMT+2 dans écrits poétiques (article, RSS)





